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A la scène comme à lécran, on aura trop souvent tendance, au début, à réduire limage de Bourvil à un pitre naïf, un imbécile heureux :
" le gars qui se croit capable de tout faire et qui rate tout ce quil fait, mais qui est content et qui sen vante. Et qui sattaque à tous les genres: artistique, spirituel, dramatique, lyrique, avec une inconscience damateur. Cétait ça mon personnage ".
A lâge de vingt ans, pour suivre sa vocation musicale, André Bourvil devance lappel et sengage comme trompette, dans la musique du 24e régiment dinfanterie de Paris. Pour le plaisir damuser les autres, il participe à une émission radiophoniques sur le Poste Parisien. Dans cette émission qui ridiculise les mauvais chanteurs, il force le personnage et joue les niais avec un tel talent quil est
à chaque fois plébiscité par le public. Revanche de lhumilité sur la méchanceté... Puis, la mobilisation contre lAllemagne va allonger son engagement : il se retrouve dans les Pyrénées, à Arzacq.
Démobilisé en août 40, il revient à Paris.
D'abord apprenti boulanger, pour gagner sa vie, il se fait plombier.
Il quitte ce nouveau métier aussi vite que le précédent : " Cétait fatal : avec les tuyaux il faut sans cesse prendre la fuite " ! Il devient alors garçon de courses mais ne renonce pas, pour autant, au spectacle.
Au contraire, il monte à cette époque un numéro de sketches avec accordéon, écrivant avec Etienne : " Reviens dis / Dans le logis de ton mari ". Une première création dont il dira plus tard : " Personne ne la connaît. Elle nétait pas très bonne, elle na pas duré très longtemps ! ".
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