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Fils d'un barbier de Laval, Ambroise Paré naît
à Bourg-Hersent en 1510 (ou peut-être 1517).
Ayant appris à lire et à écrire
chez un chapelain, il entre comme marmiton auprès
de la comtesse de Laval avant de devenir l'apprenti
de maître Vialat, barbier ordinaire du comte.
En 1529, il entre à l'Hôtel-Dieu de Paris
où il apprend la médecine et pratique
de nombreuses dissections. Durant trois ans, Paré
côtoie "tout ce qui peut être d'altération
et maladies au corps humain"
A la fin de ses études, il s'attache au service
du duc de Montejean, colonel général d'infanterie
et devient chirurgien militaire. Sur les champs de bataille,
Ambroise Paré se livrera à de nombreuses
expériences et découvre de nouvelles techniques
chirurgicales.
Au lieu de cautériser une plaie au fer rouge
et à l'huile bouillante comme c'était
l'usage, il expérimente un baume un mélange
de jaune d'œuf, d'huile de rosat et de térébenthine.
A sa grande surprise, les malades ainsi traités
ne présentent plus les douleurs, inflammations
et fièvres qui suivaient immanquablement les
soins.
Dès lors, il décide "de ne jamais
plus brûler aussi cruellement les pauvres blessés".
De sa campagne d'Italie, il ramène également
la recette d'un baume : la fameuse huile dite "des
petits chiens" à base de chiots nouveau-nés
bouillis dans l'huile de lys avec des vers de terre
et de la térébenthine!
Le maréchal de Brissac ayant reçu une
balle dans l'épaule impossible à retrouver,
Paré a l'idée de replacer le blessé
dans la position exacte qu'il occupait au moment de
l'impact. Il déniche alors facilement le projectile
que l'on retire aussitôt.
Au siège de Danvilliers, il doit amputer l'un
des gentilshommes de l'armée du comte. Plutôt
que d'appliquer le fer rouge pour éviter l'hémorragie,
il tente sa nouvelle méthode et ligature les
artères du blessé, qui se rétablira.
Il mourra le 20 décembre 1590 et sera enterré
lors de grandes funérailles à l'église
Saint-André-des-Arts de Paris. Celui qui avait
osé répondre à Charles IX qui lui
demandait de mieux le traiter que les pauvres de l'hôpital
: "c'est impossible, Sire, parce que je les soigne
comme des rois", laissait une œuvre entièrement
dédiée au soulagement des souffrances
de ses semblables.
[Source : infoscience.fr
]
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