Exonération des cotisations
sociales
Employeurs inscrits au répertoire des métiers
(artisans) ou, dans les départements du Bas-Rhin, du
Haut-Rhin et de la Moselle, au registre des entreprises, et
employeurs occupant moins de 11 salariés (non compris
les apprentis)
Pour les contrats conclus avant le 1er janvier 2007 : l'exonération
porte sur la totalité des cotisations patronales et salariales
d'origine légale et conventionnelle imposées par
la loi, à l'exception des cotisations supplémentaires
d'accident du travail.
Pour les contrats conclus à compter du 1er janvier 2007
: l'exonération porte sur les cotisations patronales
(à l'exclusion de celles dues au titre des accidents
du travail et des maladies professionnelles) et salariales d'origine
légale et conventionnelle imposées par la loi.
Autres entreprises
Pour les contrats conclus avant le 1er janvier 2007 : l'Etat
prend en charge totalement les cotisations des assurances
sociales, des accidents du travail et des allocations familiales
dues par l'employeur au titre des salaires versés aux
apprentis. L'Etat prend également en charge les cotisations
sociales salariales d'origine légale et conventionnelle
imposées par la loi dues au titre des salaires versés
aux apprentis
Les cotisations restant dues sont calculées sur une
base forfaitaire.
Pour les contrats conclus à compter du 1er janvier
2007 : la règle est la même que celle visée
ci-dessus, à une exception près : l'employeur
sera désormais redevable des cotisations d'accidents
du travail dues au titre des salaires versés aux apprentis.
Les cotisations restant dues sont calculées sur une
base forfaitaire.
L'exonération de cotisations
sociales patronales due au titre des salaires versés
aux apprentis s'applique jusqu'à l'échéance
du contrat.
Le seuil d'effectif s'apprécie au 31 décembre
précédant la date de conclusion du contrat.
L'indemnité compensatrice
forfaitaire
Les contrats d'apprentissage ouvrent droit à
une indemnité compensatrice forfaitaire versée
à l'employeur par la région (ou la collectivité
territoriale de Corse) dans le ressort de laquelle est situé
l'établissement du lieu de travail de l'apprenti.
Le montant minimal de cette indemnité est fixé
à 1 000 € pour chaque année du cycle de
formation. Ce montant est proratisé en fonction de
la durée du contrat lorsque celle-ci est inférieure
à un an (avec un minimum de 6 mois) en application
des dispositions de l'article L. 115-2 du Code du travail.
L'employeur est tenu de reverser à la région
ou à la collectivité territoriale de Corse l'intégralité
de l'indemnité perçue au titre du cycle de formation,
dans les cas suivants :
1° Décision
d'opposition à l'engagement d'apprentis prise en application
de l'article L. 117-5 du Code du travail ;
2° Rupture du
contrat dans le cas prévu à l'article L. 117-5-1
du Code du travail, c'est-à-dire en cas de risque sérieux
d'atteinte à la santé ou à l'intégrité
physique ou morale de l'apprenti ;
3° Violation
par l'employeur des obligations prévues à l'article
L. 117-7 du Code du travail (assurer dans l'entreprise la
formation pratique de l'apprenti, faire suivre à l'apprenti
la formation dispensée par le CFA...) ;
4° Rupture du
contrat d'apprentissage à l'initiative de l'employeur,
hors les cas prévus à l'article L. 117-17 du
Code du travail, c'est-à-dire hors cas de rupture pendant
les 2 premiers mois du contrat, ou d'un commun accord ou pour
faute grave de l'apprenti ou inaptitude ;
5° Résiliation
du contrat d'apprentissage prononcé par le conseil
de prud'hommes aux torts de l'employeur en application de
l'article L. 117-17 du Code du travail.
En cas de rupture du contrat d'apprentissage à l'initiative
de l'apprenti, hors le cas de rupture faisant suite à
l'obtention du diplôme ou du titre préparé,
l'employeur est également tenu de reverser à
la région ou à la collectivité territoriale
de Corse le montant de l'indemnité compensatrice forfaitaire
calculé au prorata de la durée du contrat restant
à courir.
L'absence de prise en compte dans les effectifs
Les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul de
l'effectif du personnel des entreprises dont ils relèvent
pour l'application à ces entreprises des dispositions
législatives ou réglementaires qui se réfèrent
à une condition d'effectif minimum de salariés,
exception faite de celles qui concernent la tarification des
risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles.
Le crédit d'impôt
apprentissage
Les entreprises imposées d'après leur bénéfice
réel ou exonérées en application de dispositions
particulières (entreprises nouvelles, jeunes entreprises
innovantes, entreprises implantées en ZFU ou en Corse)
peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt
égal au produit du montant de 1 600 € par le nombre
moyen annuel d'apprentis qu'elles emploient (voir précisions
ci-dessous).
Ce montant est porté à 2 200 € lorsqu'il
s'agit d'apprenti reconnu travailleur handicapé ou
lorsque l'apprenti, âgé de 16 à 25 ans,
bénéficie de l'accompagnement personnalisé,
renforcé et assuré par un référent,
prévu au profit des jeunes rencontrant des difficultés
particulières d'accès à l'emploi. Pour
les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2006, il est également
fixé à 2 200 € :
lorsque l'apprenti est employé par une entreprise portant
le label « Entreprise du patrimoine vivant » au
sens de l'article 23 de la loi n° 2005-882 du 2 août
2005 en faveur des petites et moyennes entreprises ; les modalités
et la procédure d'attribution de ce label sont fixées
par le décret n° 2006-595 du 23 mai 2006 (JO du
25) et un arrêté du 26 mai 2006 (JO du 21 juin)
;
lorsque l'apprenti a signé son contrat d'apprentissage
dans le cadre de la formation d'apprenti « junior »,
après avoir terminé son parcours d'initiation
aux métiers ;
lorsque l'apprenti a signé son contrat d'apprentissage
à l'issue d'un contrat de volontariat pour l'insertion
mentionné à l'article L. 130-1 du code du service
national.
Pour le calcul du crédit d'impôt mentionné
ci-dessus, il y lieu de calculer le nombre moyen annuel d'apprentis
comme suit :
le nombre moyen annuel d'apprentis est calculé au
titre d'une année civile en prenant en compte les apprentis
dont le contrat a atteint une durée d'au moins un mois.
Cette condition s'apprécie au 31 décembre de
l'année civile au titre de laquelle le crédit
d'impôt est calculé. Pour le calcul du nombre
moyen annuel d'apprentis, le temps de présence d'un
apprenti dans l'entreprise au cours d'une année est
calculé en mois. Tout mois commencé est comptabilisé
comme un mois entier ;
un nombre moyen annuel d'apprentis doit être calculé
pour chaque catégorie d'apprentis ouvrant droit à
un montant de crédit d'impôt différent
(1 600 € ou 2 200 €, voir ci-dessus) ;
[Source : www.travail.gouv.fr
]
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