| Son père était boucher et le travail ne lui faisait pas peur.
Aimé, s'il voulait jouer au foot, devait en mettre un coup pour aider son père. C'est là qu'il a appris l'honnêteté, le respect des autres.
A Saint Etienne, Aimé découvre le monde ouvrier où il comprend la solidarité.
Aimé aime le foot et joue tour à tour gardien de but ou attaquant.
Pour qu'il puisse s'entraîner, son ami Roger le remplaçait sur son poste de métallo.
Aimé se souvient de ses années d'apprentissage :
"Etre apprenti, c'est aussi être un artiste. Comme le football c'est d'abord un apprentissage très dur, c'est beaucoup de joueurs qui s'imposent des entraînements, il n'y a pas de hasard, il n'y a pas d'à peu près ".
Il dit aussi :
"C'est un combat, qu'il faut mener pour faire comprendre qu'il n'y a pas de sot métier, qu'il n'y a pas de métier dévalorisant. Au contraire c'est la possibilité de s'exprimer, la possibilité de créer, la possibilité de se projeter dans un projet, comme nous l'avons fait avec l'équipe de France. Vous savez bien que la France n'est pas une nation extrêmement sportive. On ne va pas dire que nous sommes les plus forts. Je dirai que c'est la conviction,
la confiance et la volonté de faire quelque chose. Je voudrais encourager tous ces jeunes à poursuivre dans cette voie, je voudrais aussi avoir un petit clin d'oil aux professeurs, tous ceux qui transmettent leur savoir avec autant de passion et leur dire que c'est quelque chose de très fort, de très grand."
[Lire la suite sur le site de Sail sous Couzan (ville natale d'aimé Jacquet)]
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