Avant l'immersion dans l'apprentissage, la nécessité d'un « sas »

Pour Jacques-Olivier Hénon, directeur des Politiques de formation et de l’Innovation pédagogique CCCA BTP, tous les jeunes ont du talent, à nous de convaincre ceux qui en douteraient!

Préparer son entrée en apprentissage

La concertation qu'a mené Muriel Pénicaud, Ministre du travail, pour le développement de l’apprentissage depuis 2017 a fait ressortir un large consensus sur la nécessité d’un « sas » qui permettrait aux jeunes, et notamment aux plus vulnérables, de mieux préparer leur entrée en apprentissage.

Un sas avant immersion

Le sas est le mot à la mode pour désigner un dispositif intermédiaire qui doit faciliter le passage entre deux milieux différents. A l'image des plongeurs ou des astronautes qui doivent transiter par un caisson avant de s'aventurer dans un autre univers, il s'agira donc, pour les apprentis, de faciliter la transition du milieu scolaire ou déscolarisé vers le milieu professionnel ou semi-professionnel (apprentissage).

Un appel à projets a été lancé pour sa création. Les publics concernés sont les jeunes scolarisés à la recherche d'un apprentissage, les jeunes en rupture ou en réorientation, les mineurs de moins de seize ans ou non-accompagnés (étrangers en situation régulière).

Les enjeux pour qu'ils réussissent :
  • consolider leurs compétences de base pour bien se lancer ;
  • conforter leurs compétences relationnelles et leurs savoir-être professionnels pour réussir à signer un contrat et s’intégrer dans le monde professionnel ;
  • mûrir leur projet professionnel pour prévenir la rupture du contrat d’apprentissage qui survient parfois durant les premières semaines.

150 millions d'euros pour faciliter l'intégration

Les mieux placés pour créer et animer un tel dispositif sont Les CFA, qui ont répondu à l'appel à projets du gouvernement.

Libres à eux d’imaginer ce qui leur semble le plus adapté. La durée des parcours peut varier de quelques jours à plusieurs mois. L'objectif est de permettre d’identifier les compétences et les connaissances du jeune, de développer ses pré-requis relationnels et de sécuriser son entrée en contrat d’apprentissage.

Les projets seront subventionnés à hauteur de 150 millions d'euros.

95 propositions émanant des CFA ont été examinées par un comité de sélection présidé par la ministre Muriel Pénicaud.

Le CCCA-BTP est l’un des grands bénéficiaires de cet appel à projets, avec une subvention allouée de 35 millions d’euros, correspondant à 23 % de l’enveloppe totale.

Acteur majeur et historique de l’apprentissage en France, Le CCCA BTP anime un réseau de 126 CFA (54 000 jeunes en formation dans 38 000 entreprises formatrices partenaires).

Jacques-Olivier Hénon, directeur des Politiques de formation et de l’Innovation pédagogique au sein du réseau CCCA BTP, se félicite de cette distinction qui va permettre d'accompagner 17 000 jeunes dans un projet professionnel, pendant deux ans.

« Les métiers du bâtiment offrent une perspective vraiment enthousiasmante pour ces jeunes sans qualification, sans orientation, mais qui ont un potentiel, des qualités inexploitées. On veut leur offrir une chance de découvrir un univers passionnant. A nous de les convaincre, mais on a des arguments! Il n'y a pas de plus grande diversité d'activités que dans le bâtiment et les travaux publics, où tout est possible ou presque. Il suffit de faire tomber les préjugés; dans un chantier d'aujourd'hui la technologie est partout, les maisons, les bâtiments sont connectés, les outils d'une grande précision, les matériaux les plus modernes sont utilisés. »

Sur le terrain, on est d'accord, pour André Chevagny, chef de chantier à Cergy : « Le travail en plein air n'est pas un frein, les jeunes ne rêvent pas de travailler dans un bureau! »

Le CCA BTP propose à ces jeunes cinq parcours pour une mise à niveau des connaissances, du savoir-être, pour faire découvrir le monde de l’entreprise, et confirmer un projet professionnel.

Tous les jeunes ont du talent

Jacques-Olivier Hénon est optimiste: « Les perspectives d'emploi dans le bâtiment et les travaux publics sont favorables, la France a besoin de logements, d'infrastructures à rénover, de réseaux à développer. Nous auront besoin de professionnels compétents pour les bâtir.

Tous ces jeunes ont du talent, à nous de le révéler et d'offrir à chacun d'entre eux un moyen de s'accomplir. »

Christophe Montoriol  -  05/03/2019

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Moins de 18 ans 18 à 20 ans 21 ans à 26 ans
1ère année 411 € (27% SMIC) 654 € (43% SMIC) 806 € (53% SMIC)
2ème année 593 € (39% SMIC) 776 € (51% SMIC) 928 € (61% SMIC)
3ème année 837 € (55% SMIC) 1 019 € (67% SMIC) 1 187 € (78% SMIC)
Salaire de l'apprenti de 26 ans et + : 1 521,22 €