Si la date de départ n’est qu’en septembre, le train est déjà en marche pour les centaines de milliers d’élèves, lycéens et étudiants appelés à définir leur carnet de route pour la rentrée. La formation en alternance, bombardée voie royale par le gouvernement, devrait bénéficier de toutes ses attentions et c’est sans doute le moment d’en profiter pour prendre son billet.
Le principe est simple et se conjugue sur deux modes : l’apprentissage et le contrat de professionnalisation.
Dans les deux cas, il offre un wagon d’avance à ceux qui considèrent que les diplômes issus de la filière générale sont davantage des marqueurs sociaux que des sésames, de moins en moins déterminants. Ces apprentis, en choisissant de mener simultanément théories et pratiques, se dotent de la double casquette de salariés et d’étudiant. Ils transforment plus vite que les autres le savoir en savoir faire, cotisent sept à dix ans plus tôt que les étudiants classiques (ces derniers temps, ça compte) ils sont correctement payés pour étudier ( 25% à 80 % du SMIC pour seulement un mi temps de présence en entreprise ) et enfin ils prennent des garanties solides pour décrocher un job choisi et non subi. En déduire pour autant que c’est le moyen le plus confortable pour préparer son avenir est illusoire.
La voie de l’alternance n’est pas destinée à ceux que l’enseignement rebute. Le nombre d’heures à consacrer aux cours en alternance va de 400 à 750, pour le bac professionnel par exemple, quand il est de 900 heures minimums pour la filière générale. La différence n’est pas un crédit vacance, mais le temps passé dans l’entreprise d’accueil, qui peut doubler la durée totale de cours. Mais c’est le ruban très motivant qui change tout...
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